Pour le président du comité de l'Ain de tennis de table, deux actions sont prioriatires : la formation de jeunes dirigeants et la création d'un pôle féminin / Photo Aurélien Zaragori
Le président plaide pour une vraie politique en direction des jeunes
Gérard Le Roy, le président du comité de l'Ain, dresse le bilan de la saison écoulée et émet des vœux pour que le département progresse encore.
Quel bilan peut-on tirer de la saison 2009-2010 pour le tennis de table départemental ?Elle ne s'est pas mal passée. Nous avons 1 100 licenciés. Nous avons été par le passé à 1 200. Mais plusieurs clubs ont disparu au cours de la dernière décennie : Saint-Didier-sur-Chalaronne, Verjon, Oyonnax, Chaleins. Au plan individuel, nous avons un certain nombre de jeunes à la pointe de leur catégorie : Corentin Mazaud (Meximieux), Florian Bourassaud (Mézériat) Gwenaëlle Dos Santos (Mézériat) en moins de 11 ans. Cette dernière fait partie du groupe France détection. En ce qui concerne les équipes, ce n'est pas mon rôle, en tant que président du Comité, de porter une appréciation.
Comment se positionne l'Ain en termes de niveau de jeu ?Nous avons toujours les mêmes petits problèmes. Le plus ancien est l'attirance que les joueurs ont pour Lyon. Ce qui manque dans l'Ain, c'est un club suffisamment fort qui aurait l'ambition de gravir les échelons pour accéder au niveau national. C'est peut-être le cas de Mézériat, dont les trois équipes ont été promues cette saison (NDR : l'équipe fanion en Régionale 1, les équipes 2 et 3 en Régionale 3 et 4). C'est dommage pour l'AS Bressane qui a été sur le point de jouer la montée en Prénationale. Mais il faut d'abord qu'il y ait des joueurs du cru et il manque encore des clubs qui aient une vraie politique jeune. Il y en a quelques-uns, notamment Meximieux, Saint-Étienne-du-Bois, Mézériat, Bresse TT, Pont-de-Vaux, l'AS Bressane, Ambérieu. Mais c'est encore un peu balbutiant. Certains clubs ne veulent pas de jeunes qui bouleverseraient l'équilibre de l'équipe senior. Cela dit, nous avons un championnat de l'Ain des jeunes qui fait envie dans les départements voisins.
Quelle peut-être l'action du Comité face à ces problèmes ?D'abord la mise en place d'une formation continue avec 25 jeunes pilotes qui sont en permanence sollicités, notamment pour l'encadrement des stages départementaux, pour un encadrement administratif. Ils sont conscients qu'ils se préparent à être dirigeants. Ensuite, la création d'un pôle départemental féminin, dont l'idée nous a été soufflée par la Direction technique nationale. Les clubs peuvent adhérer et faire bénéficier leurs joueuses de 17 heures d'entraînement avec Candice Liodenot (234e joueuse française) comme relanceuse principale. Ces joueuses continueront à jouer dans leur club. Il se trouve que s'est créée aussi une entente entre les clubs de Mézériat et de Pont-de-Vaux pour l'engagement d'une équipe féminine, qui devrait pouvoir accéder vers 2 011 à la Pré-nationale.
Propos recueillis
par Aurélien Zaragori










